Snæland - Jour 5 - L'hiver dans le nord de l'Islande
Entre Akureyri et Mývatn, la neige nous tient compagnie. On arrive à Mývatn avec un magnifique coucher de soleil et la nuit la plus mystique du voyage.
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C’est blanc et immaculé. On n’est nulle part.

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Couchés tôt, cela veut dire levés tôt. Andrea nous sert un super petit déjeuner à 8h. On ne sait toujours pas à quelle heure, ni par quel vol nos clés arrivent. Après le petit déjeuner, Cécile passe un coup de fil. Malheureusement ce ne sera pas le premier vol du matin, mais il faudra attendre celui de 13h.

 

Bien qu’Andrea nous propose de nous emmener les chercher en attendant, on ne sait pas trop comment tuer le temps. Seulement vêtus du minimum, pantalon et sweat, on se balade parmi les maisons à louer, puis on rentre, on écoute la radio. On se donne des deadlines, histoire de faire passer le temps : « à 11h10 on va marcher« . On descend jusqu’à la plage le long du fjord, on écoute les sternes piailler, les moutons bêler, les chiens aboyer, puis on rentre. Seulement 30 min de passées, et encore 3h à tuer.

 

Ca part d’une blague : « On se fait une bataille ? ». Puis on trouve un jeu de cartes et c’est parti. Le jeu simple, intemporel et interminable par excellence. Au bout de 6 tours, on abdique, on passe au pouilleux, en essayant de trouver les règles sur internet tout en économisant nos batteries de téléphone.

 

13h arrive, on décide de sonner chez nos hôtes savoir si quelqu’un peut nous emmener. Sauf que voilà ils sont partis, sans doute déposer les enfants, et impossible de les joindre nous n’avons pas leurs numéros. Alors on attend, on se demande si on doit prendre un taxi ou non. Une demi-heure passe et voilà nos hôtes avec les clés ! Dans leur gentillesse folle, ils ont fait un détour exprès à l’aéroport, ils ont attendu, demandé, et cherché nos clés ! On ne les remerciera jamais assez.

 

On sort quelques éléments de la voiture, les plus fragiles, appareils photos, ordinateurs, on branche tout, on recharge tout, on réchauffe tout, en attendant Cécile fait à manger dans la cuisine. Il est 14h, on devait check-out à 12h. Au final nous partirons à 15h après avoir chaleureusement remercié Andrea, notre ange gardienne.

On quitte alors Petursborg et on prend la route rapidement, faisant une version allégée de notre trajet. Passage rapide par Akureyri. Lorsqu’on avait fait notre reconnaissance, nous avions repéré un magasin de photo. J’ai un morceau de tissu, sans doute une peluche de mon gant, sur le miroir de l’appareil, il faut que j’achète un « blower », pour souffler et enlever la poussière. Par une chance indéfinissable on tombe dessus.

 

On repart, laissant Akureyri derrière nous, nous y repasserons dans quelques jours, et ce sera sans doute le temps de s’y promener, mais là on a un peu, voire beaucoup de retard alors on trace sur la route numéro 1 qui surplombe la ville de l’autre côté du fjord.

 

De loin, Akureyri a des airs de Tromsø, la route serpente, et de l’autre côté du fjord, au loin on aperçoit la maison bleue d’Andrea qui se détache du paysage.

Une dernière pensée et nous voilà entre Fjoskadalur à droite et Fornastadafjall à gauche. Encore une fois les montagnes sont majestueuses, immaculées, nous sommes sur la route numéro 1 en plein après-midi et pourtant les déneigeuses sont encore en action le long de la route. La route est magnifique, le ciel bleu est moutonné de petits nuages.

 

On arrive quand même à avoir un peu de temps, on bifurque par la route 85, mignonne sans être follement intéressante, légèrement verglacée, elle a le mérite de nous faire sortir des sentiers battus.

Après une quarantaine de kilomètres, nous voilà de retour sur la route numéro 1, au loin les volcans et les montagnes sont baignés d’un rose pastel, mais toujours aucune trace du soleil. Et au détour d’un virage, il apparaît, coincé entre les nuages et les montagnes, il donne tout ce qu’il a pour éclairer le paysage. Son chant du cygne en quelque sorte.

 

Le ciel se parsème de nuages rosés, les montagnes blanches absorbent toutes les couleurs du soleil, c’est époustouflant de beauté.

Par chance on trouve un petit parking en hauteur. Littéralement le paysage nous coupe le souffle, il fait froid, très froid. Nous sommes là au bon moment, au bon endroit. Mývatn nous accueille de ses plus belles lueurs.

La région la plus froide d’Islande semble être au-delà de nos espérances. C’est pour l’instant l’endroit qui nous a le plus laissés sur le cul, bouche ouverte, et sans un mot.

On a l’impression d’être sur une autre planète entre Mars et la Lune. Impalpable, indéfinissable. Des couleurs comme on n’en voit que dans les régions froides du monde. Un coucher de soleil que seuls ceux ayant expérimenté ces régions peuvent comprendre mais que tout le monde peut apprécier tant les lumières sont époustouflantes.

On s’arrache avec une très grosse difficulté du paysage et nous reprenons la route qui plonge sur les bords du lac Mývatn.

 

De la route, où le soleil est déjà passé derrière l’horizon, nous voyons le lac fumer.

Nous arrivons à notre chalet, à Dimmuborgir, au pied du lac.

 

En plus de la vue, un chien un peu fou nous accueille sous un ciel à moitié éteint, bleu et jaune. Le temps de faire les formalités administratives et de savoir quel chalet nous est attribué, je profite de la vue, du silence et de la beauté des paysages qui nous entourent.

On prend possession de ce qui sera notre chalet pendant 2 jours et 2 nuits. Une petite bière locale, la Þorra Gull, et on décharge les photos, met à plat les notes de la journée.

 

Et le temps de se faire à manger, de se poser un peu et de ranger les affaires, la nuit est déjà tombée.

Dehors le ciel est constellé d’étoiles. Malgré une pollution lumineuse dûe à notre guesthouse c’est sans doute l’un des plus purs qu’il m’ait été donné de voir.

 

Et alors que je passe un coup de téléphone dans la température rafraîchie, et sous une brume verglaçante, au loin des aurores se réveillent. Légères, volubiles et volatiles, elles sont là, malgré un indice très faible. On arrive même à légèrement distinguer la voie lactée.

Elles dansent pour nous, nous rappelant ô combien nous aimons ces lumières dansantes. Dehors il fait encore plus froid, les poils du nez frisent (comprendront ceux qui savent de quoi je parle), la température a dû descendre autour des -15°c, -18°c. Mais encore une fois, j’ai du mal à rentrer.

On peut même apercevoir les aurores danser depuis la fenêtre de la chambre et de la cuisine. On fait quelques sorties, la lune dorée est montée, les aurores continuent de danser discrètement, mais le brouillard givrant se fait de plus en plus présent, créant une atmosphère mystique dans cet endroit de l’Islande, où les légendes foisonnent.

On hésite un peu à reprendre la route pour remonter à notre spot de coucher de soleil. Dehors le brouillard verglaçant est toujours présent, voire même de plus en plus. On renonce car même avec les lumières des chalets, la visibilité se fait de plus en plus faible.

 

Les étoiles se font moins nettes dans le ciel, l’atmosphère change, devenant diaphane. Nous sommes les seuls à affronter la température qui continue de chuter. Les touristes suisses qui logent au même endroit, sont tous au chaud, en train de dormir.

Si on ne remonte pas à notre spot de coucher de soleil, on décide au moins de remonter le chemin, vérifier la route, voir si elle est glissante. Et elle l’est.

 

Alors plutôt que de monter là-haut, de risquer, sans pneus cloutés, de se retrouver dans le fossé, je repars juste vers la maison, prendre le pied et l’appareil pour faire quelques photos de nuit, pour figer cette atmosphère si particulière, avec le brouillard givrant, la pleine lune et les étoiles.

La lune donne à la seule végétation des allures un peu fantomatiques. Les paysages sont hors normes, on dirait sur la Lune, et ce n’est d’ailleurs pas pour rien si la région a servi pour certains tests pour les astronautes de la NASA.

On prend même le temps de faire notre traditionnelle photo de dos à deux. La nuit est belle et froide, on rentre le visage givré, les manteaux et le pied aussi. Une bonne nuit de sommeil nous attend.

1 Commentaires
  • Christophe
    Posted at 15:15h, 20 septembre Répondre

    Hello !

    Une bête question: vous avez trouvé où les bières locales? Moi, à part au pub et au restaurant, je n’ai vu que des Gull allégées en magasin.

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