Stones & Chardons - jour 2 - L'Écosse en automne
Premier jour de route : le long du Loch Lomond, on déjeune à Inveraray. La nuit tombée, on longe le Loch Leven : au bout, sera notre endroit pour dormir.
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Après une nuit pas forcément des meilleures (les cervicales ont eu du mal à s’adapter à la nouvelle literie), nous nous réveillons.

 

Dehors la pluie s’est arrêtée, le soleil se laisse apercevoir et le ciel bleu se la joue un peu timide. Malgré une nuit en pointillé, nous nous réveillons aux alentours de 9h.

 

Test de lavage rapide et habillage dans le froid. On part se laver les dents dans les douches communes, brosses à dents sous le bras. Ah oui, parce qu’entre temps, il s’est remis à pleuvoir. Mais pas trop fort..

 

On range et on s’organise pour partir. On met du temps, mais c’est normal, c’est le début, il faut prendre ses repères et automatiser ses gestes. On part aux alentours de 10h sur la rive ouest du Loch Lomond, sous un temps clément.

Premier arrêt à Luss, petit village vraiment mignon, qui semble assez typé anglais avec ses petites maisons et ses jardins impeccables. La route qui reflète le soleil nous mène au Visitor Center, aux bords du Loch Lomond.

Un joli ponton s’avance sur les bords du Lac, dominant les montagnes qui le bordent, les forêts aux couleurs flashy de l’automne. Le ciel est bleu, le beau temps semble avoir décidé de s’installer pour cette matinée.

On y croise des kayakistes prêts à se défouler sur le lac en ce dimanche avant d’assister à « la guerre des mouettes » : c’est à dire une bataille d’oiseaux pour quelques morceaux de pain jetés depuis les berges par des touristes japonais. Elles crient, virevoltent, changent d’endroit et recommencent.

Je vais au Visitor Center afin de savoir où est l’église, qui est paraît-il à voir. Elle est nichée sur une rive du lac et entourée d’arbres, mais nous ne pourrons voir l’intérieur : nous sommes dimanche matin et nous entendons l’orgue de l’extérieur. On fait donc le tour du bâtiment, au milieu de très vieilles tombes, dont parfois les stèles sont entièrement recouvertes de mousse.

Le soleil perce les nuages et éclaire les souches des arbres qui bordent le cimetière de cette petite église de campagne : l’image est enchanteresse.

En remontant vers le nord du loch, on décide de bifurquer et d’atteindre Inveraray pour le déjeuner. Ayant quitté la « grande » route, cela devient un peu sinueux. On rentre maintenant plus dans les terres, passant par des forêts multicolores, du vert au jaune en passant par l’orange.

 

Avant d’arriver à Inveraray, nous longeons la rive d’un loch, pour aller jusqu’au fond et…longer la rive d’en face. Ça ne vous rappelle rien ? Les routes ici, sont longues, comme en Norvège, et se dessinent le long des lochs comme le long des fjords.

 

L’occasion de s’arrêter au « cul du fjord« , pour admirer la vue, le temps changeant, et se réchauffer avec un petit thé.

Remontant l’autre rive du loch, nous faisons notre entrée dans Inveraray. Un dimanche, hors saison, la petite bourgade posée au pied du loch, se révèle pleine de charme.

Nous trouvons un bel endroit pour déjeuner à la sortie d’Inveraray, avec une belle vue ensoleillée sur la plage et la mer, mais pour le café, il va falloir aller le trouver en ville !

 

L’occasion aussi de tester ces fameuses chips goût « Haggis« , qui loin d’être mauvaises n’ont pas vraiment la saveur de ce plat national, qu’est la panse de brebis farcie.

Juste à côté de l’église posée en plein milieu du village et obligeant la route à la contourner intégralement, nous passons devant la Inveraray Jail que William a déjà visitée avec ses parents en 98. En effet, ça a l’air d’être plus pour les enfants que pour les parents.

Nous déambulons dans les rues blanches de la ville. Ce village surpeuplé l’été a ici, au milieu du mois de Novembre des allures de bourgade de province. La ville est rendue à ses habitants, à ses commerces, son vieux boucher, ses enseignes victoriennes et tout ce qui en fait son charme.

Cette promenade dominicale nous pousse jusqu’au port, où deux vieux bateaux en bois attendent la reprise de la saison pour pouvoir de nouveau transporter des touristes.

On trouve sur le port un mignon petit salon de thé, le Green Door où l’on est vite tentés de craquer pour un chocolat chaud et une bonne grosse part de cake aux myrtilles, glaçage citron.

 

Le tout servi dans une petite salle cosy, où des articles de décoration faits par des locaux sont en vente, dans le plus pur style british. Les enceintes crachent un petit rock à base de cornemuse à un niveau léger. On y resterait des heures.

On repart de cette petite ville, charmés. Tellement charmés que nous loupons la route, nous manquons notre croisement. Une fois sur l’A 819, on ne bouge plus et on continue ! Elle nous permet de couper cette région de l’Argyll pour remonter vers le Nord de manière plus directe. Arrivés au bout de cette route, au croisement à Cladish, on pique vers l’est pour passer sur la route qui longe la ruine du Kildurn Castle.

 

Malheureusement on loupe les deux parkings qui permettent de l’apercevoir depuis la route. Qui plus est, impossible de faire demi-tour. Dépités, on continue la route tout de même, des châteaux on en verra d’autres (enfin on espère).

On s’approche d’Oban, un peu avec la même logique qu’en Norvège, on essaye de voir si on ne peut pas couper les fjords et les lacs, on a repéré un morceau de route qu’on pense être un pont ou une barge. Mais après avoir demandé à une charmante vieille dame qui se promène sous la pluie, on fait marche arrière et retournons sur nos pas.

 

On évite Oban, en passant par les petites routes, longeant le Loch Awe. Sans vraiment savoir comment on arrive une fois de plus à ne pas prendre la route que l’on voulait. Dehors, il est presque 16h, la nuit commence doucement à poser ses affaires et à s’installer.

On commencer à garder en tête qu’il nous faut un endroit pour la nuit, alors on tente de se diriger vers Port Appin, un petit port accessible par des routes à voie unique.

 

La cabine d’attente pour le ferry bien qu’allumée, semble presque être à l’abandon.

Au bout rien. un loch, le Loch Creran qui va se jeter dans la mer, un ciel moins sûr à l’horizon sur l’île de Lismore et un hôtel restaurant. Bien qu’il n’y ait pas loin de 15 voitures, il n’y a pas un chat, hormis le sosie de la reine d’Angleterre et une ou deux personnes de l‘hôtel restaurant.

 

Ah si, un jeune revient d’on ne sait où, sur une bicoque à moteur. L’ambiance de bout de la route, bout du loch, bout de nulle part, avec le ciel noir et les carcasses de bateaux est assez impressionnante.

 

Malheureusement aucune possibilité de dormir ici, alors on reprend la route direction Glencoe.

Dehors il fait nuit, alors on essaye du mieux que l’on peut de repérer les petites routes, les petits chemins, où l’on pourrait passer la nuit, mais rien, ou pas grand chose.

 

On hésitera longuement sur un chemin à côté d’une cascade au débit assourdissant, mais non, le terrain trop en pente a raison de nous, on continue.

 

J’ai peur de gâcher la route en continuant ainsi, mais au final, après plusieurs centaines de mètres, un parking dégagé, pile poil au cul du loch, face à une petite île, au loin une montagne en forme de Toblerone ©.

Je fais quelques photos, la nuit est tombée à 95%, on décide de rester là, au pied de la plage du loch, bien convaincus que la vue au réveil sera magique, et puis comme un signe de plus, comme s’il en fallait, le compteur indique 250km. Alors stop pour la journée.

 

On avale un repas chaud : soupe et scottish eggs, à peine dérangés par la circulation plus que sporadique.

Demain au réveil, on aura la surprise et la réponse sur la beauté de la vue. Bonne nuit !

2 Commentaires
  • paul engel
    Posted at 15:47h, 13 janvier Répondre

    Magnifique le coucher de soleil sur le Loch Leven !

  • retourdumonde
    Posted at 13:02h, 14 janvier Répondre

    Ce sont les lumières de la ville qui se reflètent dans les nuages qui rendent cette vue aussi magnifique 😉

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