Arctic Roadtrip - Jour 3 - Norvège, Suède, Finlande
Nous franchissons la frontière pour entrer en Norvège et visiter Narvik, ville complètement détruite en 1940, avant de rejoindre notre hébergement à Bardu.
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Nous nous levons à Riksgränsen, sous un ciel complètement bouché et de la neige qui tombe…de plus en plus en abondance et avec de gros flocons. La vue est bouchée et l’on distingue à peine le camping en contrebas.

 

On prend un déjeuner « comme à la maison » dans cet immense salon rien que pour nous. Remarquez d’ailleurs la taille du bâtiment qui était à notre disposition !

On prend donc la route sous une purée de pois direction Narvik et au bout de quelques kilomètres et alors qu’on ne l’attendait pas tout de suite …nous voilà face à notre première frontière. La Norvège. Aucun panneau, même de précision des vitesses sur la route, pas même un panneau marqué tout simplement « Norvège », simplement dans notre dos un panneau signifiant que l’on rentre sur la commune de Kiruna. Un simple poste frontière, vide, métallique, et battu par les vents.

 

Plus loin, on verra (enfin) un panneau nous précisant notre entrée sur la commune de Narvik, et la région du Nordland.

On continue sur une route un peu sinueuse, toujours vallonnée, avec un vent de côté assez époustouflant qui amène des congères sur la route. Le vent est vraiment très fort, la route en très mauvaise état de base, et la couche de neige et parfois de glace n’arrange pas nos affaires.

 

On s’arrête un peu sur un petit parking, et là dès qu’on sort on se prend des rafales d’une violence assez impressionnante ! Derrière la neige, on semble apercevoir le soleil…et même un troll !

Puis tout d’un coup, au détour d’un virage, les nuages se dégagent pour laisser place à une vue imprenable sur le fjord. La typologie du paysage, la température, l’atmosphère, tout change du tout au tout. Le contraste est saisissant !

 

Nous essayons de nous arrêter, tout comme en Suède, mais en Norvège, il n’y a pas de panneau pour prévenir des arrêts sur le bord de route, ils sont simplement indiqués à leur emplacement, après un virage, ou derrière un arbre. Avec près d’un mètre de neige sur le bord de la route, difficile de tourner au dernier moment… Également, certains « points pique-nique » sont toujours indiqués mais pas toujours déneigés. Pas simple d’anticiper un arrêt qui plus est, est toujours posté au mauvais endroit, à croire que c’est fait exprès !

Et puis on aperçoit le pont, le fameux pont qui marque l’entrée de Narvik, puis les premières maisons apparaissent au loin.

 

Difficile de raconter l’histoire de cette ville minière en quelques lignes. Mais voilà tout de même ce qu’il faut en savoir. Elle a fait sa richesse grâce à la ligne de chemin de fer venant de Kiruna. De cette dernière partait les trains de la mine qui allaient jusqu’au port d’où ensuite, par bateaux, était envoyé le minerai aux quatre coins du globe. Et cette activité continue encore et encore. Cette liaison d’approvisionnement en fer devint un enjeu très important durant la Seconde Guerre Mondiale.

De ce fait, la ville a été le théâtre de longs affrontements résumés sous le nom de « La Bataille de Narvik », pendant laquelle les français eurent un rôle crucial. La ville comporte un certain nombre de cimetières militaires.

 

La pancarte à l’entrée a beau indiquer « Commonwealth Cemetery » on ne trouvera que des tombes de locaux. Petit détail, le métier du défunt est souvent mentionné sur la stèle.

La ville a été presque entièrement détruite pendant la guerre et du coup, la première approche de la ville semble confirmer ce que nous en avons entendu, à savoir qu’elle manque de charme. Néanmoins, la descente près du port (jamais pris par les glaces) vaut vraiment le coup, ne serait ce que pour le contraste entre le rouge des bateaux, le ciel presque charbonneux, la mer d’une transparence rare et au loin les énormes super tankers qui se font charger ras la gueule du minerai de fer de la mine de Kiruna.

Un rapide tour dans la ville, celle-ci n’étant pas bien grande, une photo du traditionnel panneau de distance nous indiquant que nous sommes plus proche du Cap Nord (2407 km) que de Paris (3189 km) et nous reprenons notre route.

Nous devons revenir sur nos pas sur quelques kilomètres, et l’on décide de prendre notre petit thé, face à une vue magnifique sur un fjord. La vue à 180° qui s’offre à nous, nous laisse sans voix.

 

L’eau est translucide, les montagnes découpées et acérées semblent chercher à transpercer les nuages pour laisser place au soleil. Des plages se dessinent en contrebas de la route, pleines de rochers, et de hangars à bateaux.

 

D’ailleurs, le contraste entre les gros cailloux noirs, les berges blanches, et l’eau translucide, tout ça fait un mélange de contrastes, de reflets qui sont époustouflants. Ce n’est pas sans nous rappeler les photos que nous avons vues de l’Islande.

On reprend la route, et on n’arrête pas de voir des panneaux indiquant des points de vue avec explications historiques à la clé. Le premier que nous croisons, est celui offert par les norvégiens en hommage aux chasseurs alpins français, qui durant la seconde guerre ont combattu l’ennemi allemand qui tentait de s’emparer de Narvik, afin de contrôler la liaison Kiruna > Narvik, et l’acheminement de fer, nécessaire pour leur armement.

En suivant les lacets de la route, on décide de s’écarter un peu du chemin afin de prendre un thé. il est 16h, et l’on s’embarque sur la route 84 qui longe un fjord. Soleil couchant oblige, une luminosité douce et basse se reflète dans l’eau, en partie gelée sur le fond du fjord. Les courants ont d’ailleurs formé des petits monticules sur l’étendue de glace, des sortes de mini icebergs.

On continue jusqu’à arriver sur Sjøvegan, et avant de couper pour se diriger vers Setermoen, on s’arrête devant une église qui permet une vue en hauteur de fjord. Le soleil continuant sa descente, la vue est à couper le souffle. Au loin nous discernons une montagne, semblable au célèbre pain de sucre brésilien, elle est là, toute seule, mais dominant l’entrée du fjord de toute sa hauteur.

Comme toujours, un petit tour dans le cimetière, dans lequel les tombes les plus récemment visitées sont déneigées et illuminées d’une bougie. On marche sur un sol fait de petites billes de glace, à chaque pas, c’est une petite musique semblable à un arbre à pluie qui se met en marche.

On reprend le chemin vers Setermoen, avec des sapins entièrement déneigés qui entourent la route. Arrivés à Setermoen, petite station de ski sans grand intérêt, nous nous dirigeons vers ‘’Steirud Gard’’ sur les hauteurs de la ville, qu’on pense être de premier abord être au milieu de la forêt, mais qui se révèlera être un endroit fort dégagé…

 

A notre arrivée, une seule maison est allumée à l’intérieur, la nôtre. Et là, comme dans notre chalet, l’année passée, en Finlande nous tombons amoureux de l’endroit. La petite maison y est ultra chaleureuse, ancienne, avec un vécu. L’intérieur y est lambrissé de bois blanc, où trône un vieux poêle à bois, des anciennes boîtes de biscuits. Bref on a trouvé un autre petit coin de Paradis. Alors qu’on se décide pour aller faire des courses, on aperçoit dans le ciel nos premières aurores.

Mais impossible de se lasser face à ce spectacle qui nous fait redevenir des enfants.

 

C’est exactement ce que nous dira la personne qui viendra nous donner du bois pour la cheminée et s’occuper des chevaux juste à côté. Après nous avoir donné des œufs fraîchement pondus, elle nous montrera justement les deux chevaux qui servent pour des promenades l’été. Même eux ont des fers à clous !

Vous excuserez la qualité médiocre des photos, mais mon appareil crame les photos dès 400 ISO et n’a pas de mention de mise au point à l’infini sur les objectifs. Les réglages s’affineront pour les prochaines soirées d’Aurores.

 

Après un plateau-cheminée (presque le même que le plateau-télé), on décide d’aller dans la kota faire et prendre notre café. Une kota c’est petite hutte same en bois. Beaucoup en ont dans leur jardin, pour discuter entre amis, ou tout simplement pour le plaisir. Qui n’est jamais rentré dans une kota, ne sait pas au combien c’est agréable.

 

Ça sent le bois, il y fait froid mais en même temps chaud. On s’assoit sur des peaux de rennes, tout en y faisant un énorme feu, qui vient nous réchauffer. Bref, une kota, du feu, des aurores boréales, un lieu où nous sommes tout seuls. Nous sommes heureux.

Heureux mais fatigués, tant la journée à été riche en paysages et en extase. Demain nous prenons la route pour Tromsø et les Alpes du Lyngen.

1 Commentaires
  • Anaïs
    Posted at 22:48h, 25 décembre Répondre

    Bonjour, pourriez-vous nous indiquer comment vous avez réservé cette petite maison ? Merci beaucoup

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