Formid'Alpes - Road trip entre Chartreuse et Vercors - Retour du Monde
Retour sur une semaine de road trip en van entre Isère, Drome et Savoie, à la découverte des massifs montagneux dont ceux de la Chartreuse et du Vercors.
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Formid’Alpes – Road trip entre Chartreuse et Vercors – Le Retour

Formid’Alpes – Road trip entre Chartreuse et Vercors – Le Retour

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Formid’Alpes

Road trip automnale entre Chartreuse et Vercors
Introduction

Introduction

Suggestion d’accompagnement sonore :

Eddie Floyd – Got To Make A Comeback
(Stax– 1966)

Bon il ne s’agit pas là du même type de comeback, mais on s’est dit qu’il fallait marquer le coup avec une musique de circonstance et quoi de mieux que la voix suave d’Eddie Floyd, auteur du mythique « Knock On Wood ».

Le voyant rouge clignotait sur le tableau de bord, signe d’un souci. Overdose. Saturation. Besoin de souffler. L’année 2018 se terminait en dents de scie et le moins que l’on puisse dire c’est que les derniers mois avaient tout fait sauf de nous épargner. Secoués comme en plein essorage, on avait besoin de trouver le bouton pause.

On a pour habitude d’être plutôt longs à la détente pour mettre en branle le projet d’un voyage, mais là devant l’urgence de prendre la tangente tout s’est fait dans une rapidité et une organisation déconcertante, qui ne nous ressemblerait presque pas.

Preuve en est nous sommes parti sans avoir dessiné de carte, sans avoir réfléchi à un nom de voyage, ce qui est tout même notre marque de fabrique. Ce n’est seulement au retour que nous tomberons d’accord sur Formid’Alpes, comme un dernier hommage au grand Charles (Aznavour).

Partir, peu importe mais bouger, se mettre en mouvement. Partir, peu importe où, mais souffler.

Passage obligatoire chez Voyageurs du Monde pour faire le plein de cartes routières, étape obligatoire pour nous, pour nous immerger dans une destination. Sur la carte on n’avait rien de tracé, rien. Quelques noms de bleds résonnaient dans ma tête mais on est parti d’une feuille blanche.

Charmant Som
(1 867 m)

Montagnes, France, hors-saison, un tiercé gagnant pour nous. On a signé sur l’instant, sans contre-offre. On a filé sur Chambéry, réservé un van chez We-Van, comme on l’avait déjà fait dans la Somme et on a bougé.

Du Vercors j’en avais quelques souvenirs de môme, d’une classe de nature de deux semaines en CM2, j’en avais gardé un bon feeling, des belles images, j’avais tanné mes parents pendant des semaines voire des mois pour y retourner.

On a navigué de trésor en trésor, découvrant des pépites par le plus grand des hasards des tracés de la Michelin n°333. Cirque de Saint-Même, Col de l’Epine, Lac d’Aiguebelette, Charmant Som, Gorges de la Bourne.

Il faudrait plus de deux paluches pour compter les claques visuelles, il faudrait une calculette pour comptabiliser le nombre de « Putain, c’est beau, mais c’est beau, qu’est-ce que beau ! » lâchés tout le long des 844,1 km avalés.

La chance d’un été qui s’est étiré, les couleurs automnales ont déversé en cascade leurs couleurs saturées sur les pins, épicéas et autres arbres de tous types. Plein de fois on s’est cru transportés quelques années en arrière, sur l’île de Cape Breton dans ce Canada qui nous a charmé. Des teintes magnifiques, une lumière rasante parfaite et un temps qui était juste ce qu’il fallait.

Un road trip historique également. Quand on parle de Vercors, si on a un tant soit peu de culture, on pense Seconde Guerre Mondiale et résistance. On est obligé d’y penser. De penser à ces destins de résistants qui avaient tout pour réussir et qui furent oubliés par un état-major trop pressé d’en finir.

Des destins oubliés d’hommes et de femmes sacrifiés. De quoi vous retourner les tripes, vous laisser vaseux à force de repenser à toutes ces histoires de destin brisés aussi facilement qu’une branche de bois mort.

Plateau du Vercors

On a caillé, quelques nuits en-dessous de zéro à se faire malmener par des vents tournants à plus de 50 km/h, un peu de pluie mais rien d’handicapant, le mercure ira même jusqu’à frôler un petit 18°c des familles. Bien téméraire, ou inconscient, que je fus de tomber le sweat pour vite se rendre compte qu’on dépassait les 1200 m d’altitude et que chaque passage à l’ombre équivalait à retourner dans un frigo.

Partir en quête d’un spot pour la nuit et ça souvent dès 17h, voire parfois 16h quand la lumière vient à manquer et que le bleu laiteux commence à recouvrir les pans des montagnes. Se tromper, trouver une place en pente, hésiter, se coucher dans une purée de pois, se réveiller au beau milieu de la nuit pour sortir se…. « rafraîchir » sous un ciel étoilé qui frise l’indécence, se faire réveiller par des bûcherons,  pester et avoir les miquettes aux bruits des balles pleines de billes d’acier expulsées d’un fusil d’un chasseur, croiser un écureuil au réveil, tout ça fait partie intégrante des nuits en sauvage.

On aura beau dire tout ce qu’on veut, mais voyager comme ça, que ce soit en van, en camping-car, en 4×4, c’est notre truc, notre came, et ça bien avant que le concept même de van-life ne se soit transformé en un argument marketing sujet à débat.

Si je vous dis Bauge, Vercors, Savoie, vous pensez comme nous ? Fromage ? Et ben oui, on a dû au bas mot se ramener un bon petit 5 kg de fromages en tous genres, acheté au gré des routes et des coopératives.

Durant ce voyage j’ai beaucoup hésité quant à la manière de présenter les étapes, le déroulé. Un carnet ? Un récit jour après jour comme je l’avais fait pour notre dernier road trip dans la Somme ? Le blog a changé et nous aussi, notre audience également tout comme notre régularité à écrire.  Bien conscient qu’un carnet soit plus long à lire et tout encore plus à confectionner, on a décidé de partir sur un récit jour par jour, égrené au fil des semaines et des mois à venir.

On n’a encore pas mal de boulot à faire néanmoins, de photos à trier, de notes à déchiffrer, de cartes postales anciennes à trouver, de bribes à raconter, d’images à monter. Bref on a encore du boulot, pas mal de boulot. Mais ça fait quand même bien plaisir de retrouver le chemin de l’écriture et du partage. C’est bon de faire son come-back !

Mais soyons cash, il n’est pas facile de reprendre le chemin de mots après autant de temps d’absence, les réflexes, la gymnastique a disparu et il faut petit à petit remettre la machine en marche.

En attendant tout ça, on vous laisse avec un résumé du voyage en cinq sens et quelques chiffres aussi vrai que farfelus.

Les 5 sens

On écoute quoi ?

La radio le matin, et même le soir, des débats, des émissions, de quoi nous occuper et se tenir informé sans réseaux sociaux, sans troll. C’était devenu comme une habitude un réflexe de quoi discuter, pester, argumenter entre nous improvisant un « Cinq colonnes à la une », à deux, rien qu'à deux.

On lit quoi ?

Le Guide Vert de Michelin de 1981 subtilement emprunté à mes parents pour se mettre à jour sur l’histoire des lieux, pour découvrir des routes, des « must-see » avec les phrases ampoulées de ces guides surannés mais ô combien précieux. Ou sinon on se rebat sur la PQR (Presse Quotidienne Régionale), en l’occurrence le Dauphiné.

On regarde quoi ?

Les lumières rose pâle ou encore jaune ambre venir au combat avec les bleu ciel ou céleste, le tout au-dessus des arêtes pointues d’un Taillefer ou d’un Mont Blanc. Admirer les étoiles céder leur place à l’aube d’un nouveau jour. Sublime, inlassable.

On sent quoi ?

L’odeur du froid, de l’hiver qui pointe le bout de son museau. Subtil mélange entre vent, humidité, feuilles mortes et air venu d’ailleurs.

On mange quoi ?

L’embarras du choix, de la tomme des Bauges au bleu de Die, toutes sortes de fromages fermiers achetés directement à la coopérative. Ou à défaut des bonnes ravioles du Dauphiné (la recette traditionnelle bien évidemment), achetées dans une boite d’une dizaine de plaques. Ou encore de la Chartreuse, de la bière à la violette, bref vous l’aurez compris on y mange bien dans ce coin-là.

Formid’Alpes en chiffres

844,1

kilomètres

17

tunnels

4

massifs montagneux

2

cirques (Saint-Même, Archiane)

3

degrés (relevé) au plus froid

7

nuits en sauvage

1

écureuil

4

journaux locaux (Dauphiné Libéré)

18

degrés (relevé) au plus chaud

0

camping (tous fermés)

1

renard

3

départements

2

musées

2

chats clandestins

8 Commentaires
  • Léa
    Posted at 15:57h, 28 novembre Répondre

    Ravie de vous retrouver et hâte de lire votre récit !
    merci de continuer de partager avec nous vos aventures !

  • Paul
    Posted at 18:31h, 02 décembre Répondre

    Content de retrouver un nouveau carnet de voyage et hâte de lire la suite ! 😉
    Paul Articles récents..The EndMy Profile

  • Larrosari
    Posted at 13:31h, 05 décembre Répondre

    Mais oui, la montagne ! La où le temps s’arrête, la où le regard se perd. Contente de vous relire !

    • retourdumonde
      Posted at 23:52h, 06 décembre Répondre

      Milesker! Toujours content de vous savoir aussi fidèle !

  • Mzelle Fraise
    Posted at 10:54h, 09 décembre Répondre

    Quelle que soit la régularité, ça fait toujours autant plaisir de vous retrouver ❤️ Ça avait l’air bien beau ce road trip, et je ne dis pas ça qu’en raison du fromage ^^ hâte de connaître l’anecdote des chats clandestins ! À bientôt les copains !
    Mzelle Fraise Articles récents..Kalimera ! Novembre en Grèce, part. 1My Profile

    • retourdumonde
      Posted at 12:57h, 09 décembre Répondre

      Rho Merci M’zelle Fraise ! C’était vraiment chouette, des couleurs à couper le souffle, des routes sublimes et des chats en auto-stop ! 😉 Pleins de bises !

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