Impression de Venise, la Sérénissime
Lui, est graphiste et passionné de photo. Elle, est tchatcheuse et un peu paresseuse. Ensemble, ils vous font voyager sans bouger de votre canapé
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Impression de Venise, la Sérénissime

Impression de Venise, la Sérénissime

Aaah Venise, ses ponts, sa Place Saint Marc, son flot de touristes venus des quatre coins de la planète agglutinés devant la moindre curiosité touristique, ses monuments qu’on ne croit pouvoir apprécier que sur papier glacé tant il sera difficile de pouvoir s’en approcher. Voilà un peu ce à quoi je m’attendais en mettant les pieds à Venise. Voilà un peu le paquet de clichés que je traînais derrière moi en arrivant dans cette ville surnommée la Sérénissime. Mais ayant plus d’un tour dans son sac, c’est bien plus que ça que j’ai découvert, c’est une ville labyrinthique pleine de charme pour qui sait s’y perdre.

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C’est vrai je voyais ça comme une ville musée, recluse sous une cloche en verre, abandonnée des habitants. Et puis non, rien de tout ça, j’ai dû revoir mes a priori à la baisse, me perdre dans ses artères qui parfois ne mènent nulle part, enfin si à la lagune. Pour apprécier la ville il faut donc savoir s’y perdre et surtout accepter de faire demi tour

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On a eu la chance d’avoir une première visite de la ville par un bon pote qui, marié à une vénitienne connait plutôt bien la ville, ce qui en fait un –presque- vénitien. C’était donc parti pour 13h de marche dans les méandres de la ville. A la sortie de la gare, parce que oui on ne logeait pas à Venise même, mais ça on y reviendra plus tard, on se prend une petite claque visuelle. Les canaux sont là juste sous nos yeux au pied de l’église San Simeone Piccolo, et les couples emmourachées s’étreignent sur les marches de la gare en attendant le train du retour.

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On a de suite bifurqué à gauche, ce qui nous a menés à l’Isola di Ghetto, le quartier juif de la ville, l’endroit même qui donna son nom au nom commun de « Ghetto ». Puis de fil en aiguille on a longé les canaux, on s’est familiarisés avec les panneaux de signalisation qui changent de l’ordinaire, on a retrouvé les –bons- clichés de l’Italie, avec les gens qui vivent aux fenêtres, on a découvert des poignées de portes avec des visages effrayants et enfin on a pris conscience que la vie à Venise, et bien c’est quand même quelque chose. Avoir une poussette, se faire livrer ses courses, construire et bien tout ça se fait à avec la force des poignets et des mollets, car tout doit passer soit par l’eau soit par les incalculables marches de l’incalculable nombre de ponts de la ville (435 si jamais on veut être précis).

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Je m’égare un peu mais tout ça nous a menés à l’Arsenal, où, poussés par une fringale qui commençait à doucement se faire sentir on a craqué pour des Tramezzini, sortes de petit sandwichs de pain de mie bourrés de crevette ou de viande et dont Venise et Turin ne cessent de se disputer la paternité.

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Rassasiés et prêts à en découdre, on a attaqué le dur de la ville, la zone touristique, le front de mer où les restaurants proposent des cartes à des prix abusifs, où se vendent comme des petits pains toute sorte de babioles immondes, où certaines canaux ressemblent au périphérique parisien un jour de départ en vacances et enfin où il faut savoir jouer des coudes sur les ponts de la Riva degli Schiavoni pour tenter d’apercevoir le fameux Pont des Soupirs, qui soit dit en passant n’a rien à voir avec quelconque histoire d’amour, puisque comme nous le dira notre ami presque vénitien, son nom provient du soupir que poussaient les prisonniers empruntant ce pont situé entre le tribunal du Palais des Doges et la prison… Tout de suite c’est un peu moins romantique.

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Bref une fois passé ce marasme touristique, ce qui n’enlève rien aux charmes de la place, et du campanile, que l’on aimerait tant pouvoir avoir rien qu’à soi, on a qu’une envie : retrouver les petites artères calmes et typiques. Alors on se remet à déambuler, à zigzaguer pour tomber sur le Ponte dell’Academia, d’où la vue est sans doute une des plus connue de Venise. Rendez-vous des amoureux c’est un petit peu le pont des Arts version Venise. Avec cadenas à la clé (vous remarquerez le jeu de mot) et mot d’amour-jetage de clé-bisoux-photo en conclusion.

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On ne peut pas le nier la vue y est magnifique, c’est le spot qu’on décide de garder en tête pour profiter du coucher de soleil le soir avant d’attraper le dernier train. Je me rend compte que c’est difficile de parler de Venise, tant c’est une ville qui s’appréhende, se respire et se contemple. C’est des petites scénettes qu’il faut savoir décortiquer. Comme ce gars assis sur sa chaise, lisant son canard et surveillant du regard son précieux trésor, son garage à gondoles, et sa gondole aux couleurs de son quartier et devant, sans doute servir aux joutes durant le carnaval.

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Notre route s’arrête à la pointe d’une île, là même ou se trouve la Pinacothèque. Et puis on repart dans l’autre sens car malgré les 435 ponts la ville, le Ponte dell’Academia est quasiment l’un des seuls pour retourner dans le centre. On passe sur le Rialto qui malheureusement a des allures de foire aux breloques et on se prend à imaginer de l’animation qu’il pouvait y avoir à l’époque, ou de vrais commerçants alpaguaient le chaland en criant plus fort que son voisin.

Descendus du Rialto, on tourne tout de suite à droite pour tomber sur le Campo Erberia où l’on fait reposer la machine en sirotant un Spritz : le cocktail local rafraichissant et amer (et qui est en passe de devenir le cocktail trendy à la mode qu’il faut boire ab-so-lu-ment) en regardant les gondoliers, et les touristes japonais en pleine séance de photos de mariage.

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On prend notre temps, et ce n’est pas trop compliqué de ne rien faire, si ce n’est de regarder la vie qui continue d’avancer autour de nous. On abandonne notre ami et on se met en recherche d’un petit resto, ce qui nous fait repasser sur le Ponte dell’Academia et nous mène sur les berges de la Fondamenta Zattere Al Ponte Lungo face à l’île de La Giudecca. On passe devant une église imposante presque mystique et puis on déguste chacun nos plats face à yacht impressionnant qui se loue à la semaine l’équivalent d’une vie de salaire.

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L’animation se forme, ce coin semble neuf, jeune et dynamique et me fait un peu penser à la réhabilitation des quais de Bordeaux, toute proportion gardée. Le soleil se couche doucement baignant la lagune d’un dégradé jaune orangé, alors on file du côté du Squero San Trovaso à l’architecture atypique et là juste en face de nous le soleil se couche, on prend quelques photos, on admire la vue, et on file sur le pont de l’Académie ou pareil, on admire et on prend quelques photos du magnifique spectacle qui s’offre à nous.

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On rejoint la gare par les petites rues désertées des touristes, et où le calme devient roi. Baignés dans les couleurs du coucher de soleil on a pas envie d’aller reprendre le train et on se dit qu’il doit être assez sympa de se balader à Venise très tôt le matin ou très tard un soir d’été ou la température redevient raisonnable.

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Le retour à la civilisation est un peu brutal puisqu’on tombe sur la Piazzale Roma, le lieu de départ des bus, et celui de l’immense parking à voitures, dont on avait presque oublié l’existence. On passe le Ponte Calatrava, l’un des seuls ponts modernes, et on court jusqu’à la gare pour attraper le dernier train de justesse. On est fatigués, humides, poisseux mais heureux d’avoir pu découvrir une ville qui, sous ses allures de carte postale a bien plus à offrir que ce que la majorité des touristes voient.

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Ah et au fait Venise ne pue pas l’été, c’est un mythe, une légende sans doute créée de toutes pièces par des touristes un peu râleurs.


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