Retour du Monde - Stones & Chardons, l’Écosse en Automne – Bilan
Petit bilan de Stones & Chardons, notre road trip de 10 jours au beau milieu de l'Écosse. Au volant d'un van, loch, châteaux, forêt furent au rendez-vous...
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Stones & Chardons, l’Écosse en Automne – Bilan

Stones & Chardons, l’Écosse en Automne – Bilan

Voilà, ça fait maintenant plus d’une semaine que nous sommes de retour. Les yeux un peu embrumés, dans le vide après avoir passé notre dernière nuit face à l’aéroport de Glasgow admirant les avions qui décollaient dans la brume épaisse, réfléchissant déjà quelle serait la prochaine destination.

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J’ai vécu ce road trip de 10 jours comme une sorte de retour aux sources, enclenchant une K7, et la rembobinant pour l’écouter avec toujours le même plaisir, inlassablement. J’avais 12 piges la première fois et j’en avais encore 12 cette fois-ci. J’ai retrouvé tout ce qui avait marqué mon inconscient : les routes à voie unique, les saluts de la main à chaque voiture à s’en faire péter le poignet, les fish & chips dégusté sous l’œil envieux et lubrique des corneilles et des mouettes désireuses d’en croquer une partie dès que vous avez le dos tourné.

L’Écosse c’est un peu de tout, un fouillis géologique, un bordel désorganisé de paysages, un aspect de ce à quoi ressemblera (sans doute) l’Islande d’ici plusieurs milliers voir millions d’années, avec une pincée de la Norvège et de Finlande et pour ceux qui savent le voir, un petit je-ne-sais-quoi du Pays Basque. Et c’est peut être pour ça que j’y m’y sens si bien. Y’a un truc qui me travaille avec ce pays, quelque chose de familier. On pourrait m’y laisser là sans trop de problème, j’y resterais sans me faire prier.

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Là-bas les paysages changent du tout au tout, du tout au rien. Les à-pics menaçant laissent vite place aux clichés de la campagne anglaise où verts pâturages et moutons en liberté ne font qu’un même couple heureux. S’ensuivent les roches d’un noir charbon, bavant d’écume d’une mer déchaînée, et puis toutes ces formes lointaines, qui en se rapprochant se dessinent, prennent du relief, s’affirment mais pas toujours. Ce sont les nombreuses silhouettes d’îles toutes plus tentantes les unes que les autres. Toutes ces îles m’attirant, nous attirant comme les sirènes du mythe d’Ulysse.

On a même été à un cheveu de répondre à leurs appels, hésitant à changer la route pour voguer vers les îles Lewis et Harris. On est arrivés à Uig le ferry n’était pas loin de partir, mais on a renoncé, tête baissée, en partie à cause des horaires, laissant une ombre de regret planer dans nos têtes.

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Le camper-van était un bon choix, qu’à aucun moment nous n’avons regretté. Parfait pour se perdre dans ce pays où les routes sont des invitations indécentes. On a joui de la liberté que l’on recherchait, d’aller où l’on voulait, de chercher un « spot » dans des nuits d’encre, sous la pluie souvent, et à la faible lueur de nos frontales. On a fait des « flipcoin », ne sachant pas trop à quoi ressembleraient les paysages le lendemain. Si comme le disait le chanteur Tenor Saw « Life is a long big road with a lot of signs », alors nous aussi on a fait confiance aux signes. On a fait confiance à la silhouette furtive d’un cerf pour choisir l’un de nos spots, rencontrant par la même occasion, le roi de l’Écosse.

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Malgré le fait que les écossais sont des adeptes du « No Overnight Parking », pas une fois nous avons galéré pour trouver un spot où dormir. Enfin si, soyons honnête pour notre dernière nuit en van, la route semblait ne jamais vouloir s’arrêter, ne nous proposant aucune solution le long de Loch Rannoch, nous faisant longer une forêt qui à la lueur de nos phares semblait avoir une densité incalculable.

Non, ce qui nous a pris de cours, nous empêchant d’en voir plus, d’aller plus loin, ce fût la lumière. Par temps couvert, 16h marquait souvent l’heure où trouver un endroit où se poser grimpait dans nos priorités de la journée. A 17h, ça devenait inévitable, obligatoire, c’était la mission numéro une.

Cela dit, ces courtes journées, nous faisant manger à 18h30, coucher à 21h et lever à 06h, profitant ainsi au maximum de la lumière comme un gamin qui veut profiter à fond de son dernier jour au bord de mer.

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RdM_Ecosse_Bilan_13Le climat, c’était aussi la grande inconnue avant de partir. Les sites météorologiques anglais et écossais sont un vrai bordel pas très clair. Il faut dire qu’à ce niveau là, l’Islande avait tout de même placé la barre très haute. On a eu de la pluie, juste ce qu’il faut, sans jamais dépasser la limite du supportable comme en Irlande l’année passée, bien que des inondations ont quand même submergé une partie du pays. Du vent, fort, voir très fort ; nous donnant l’occasion le temps de deux nuits de vivre les sensations que peuvent ressentir les fruits au beau milieu d’un milkshake.

Ne pas avoir de thermomètre (pour la première fois !), ne nous a pas empêché de savoir que certains soirs on s’est sérieusement gelé les miches ! Nous réveillant les membres frais, dans un nuage de fumée dégagé par nos bouches, ouvrant la porte d’un van dans un univers de brouillard et de givre. Certaines nuits, c’est sûr, le mercure du thermomètre s’est amusé à aller taquiner les chiffres du sous-sol, dans le négatif.

Pourtant ce voyage, bien qu’il fût parfait, me laisse un petit goût d’inachevé. On a multiplié les coins différents, élargissant la boucle, histoire que Cécile puisse voir toutes les facettes, ou presque de cette fameuse Bonnie Scotland. Moi égoïstement je connaissais, reconnaissant d’ailleurs par deux fois des endroits oubliés, mais visités, enfouis au fond de ma mémoire. Catégorie voyage, tiroir Écosse, dossier 1998.
J’avais parfois envie de m’arrêter, de continuer dans le sens opposé, ne voulant pas quitter mes montagnes rousses, brûlées par l’automne et dénudées par l’arrivée de l’hiver. La journée où nous avons quitté ses montagnes pour avancer vers Inverness, a été pour moi la plus insipide, me rendant presque nostalgique.

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Quand il s’est présenté pour la première fois j’ai voulu suivre ce panneau : John O’Groats. Le bout, la fin qui n’est que le début. Les extrêmes extrémités d’un pays m’attirent comme un aimant. Le plus haut, le plus au nord, le plus à l’ouest…Et puis ce village c’est la porte des Orcades, des Shetlands, de toutes ces morceaux de terre à l’histoire torturée, qui me font des yeux de biche à en avoir des crampes.

Voilà ce voyage a été une belle réussite, du choix du moyen de transport, au paysages de cartes postales automnales, où le pantonier d’Orange et de Jaune nous a déversé une palette de couleurs tellement cliché mais tellement belle.

Allez j’aurais un regret, non deux. Premièrement dans un mauvais timing on a manqué les aurores voyageant pile poil au milieu du calme entre deux tempêtes solaires (sans doute une vengeance suite à notre bol en Islande). Et deuxièmement, moi l’homme de la forêt urbaine, je n’ai pu faire de feu et pourtant ce n’est pas faute d’avoir trouvé du bois. Bon il était loin d’être sec, j’avoue.

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Comme vous avez peut-être pu le voir, pas de wi-fi durant ces 10 jours. Très peu de wi-fi public, souvent payant et à un prix décourageant et sinon au milieu du rien, du nulle part, pas de wi-fi et parfois même pas de réseaux. Par conséquent, cette année, pas d’Instagram, pas d’update de statuts sur les réseaux sociaux. Néanmoins on a commencé à vous faire revivre ses 10 jours via Instagram et en léger différé d’une semaine (et un petit peu plus) c’est disponible par ici en suivant le mot-dièse #StonesChardons

La suite à venir avant le carnet, c’est quelques articles qu’on a sous le coude. Comme à chaque fois on vous promet de mettre les bouchées doubles pour le carnet et la vidéo. Et pour finir on se quitte avec les chiffres sérieux et un peu farfelus de Stones & Chardons, ce voyage en Écosse :

  • 1703 km parcourus
  • 3 nuits en camping (Loch Lomond, Uig, Inverness)
  • 5 nuits en sauvage
  • 4 oies
  • 2 arcs-en-ciel
  • 17 biches
  • 9 cerfs
  • 5 phoques
  • 3 écureuils
  • 10 chèvres (parce que compter les moutons devenait plus compliqué que de retenir les décimales de Pi)
  • 1 mouette qui voulait s’inviter à déjeuner
  • 9 cartes postales
  • 3 paquets de pain de mie
  • 15 bouteilles d’eau plate « Still Spring Water Highland Spring »
  • 1193 photos
  • 979 photos après un premier tri
  • 3 rouleaux de Rollei Retro 400s
  • 3 rouleaux de Kodak Portra 400
  • 1 Yashica Mat-124 G

 

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