Formid’Alpes – Du Mont Revard à Chambéry – Jour 8 - Retour du Monde
Dernier jour de ce road trip en Vercors et Savoie. Un dernier jour au lever de soleil qui fait s'embraser le ciel et petit résumé en vidéo de ces 8 jours.
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Formid’Alpes – Du Mont Revard à Chambéry – Jour 8

Formid’Alpes – Du Mont Revard à Chambéry – Jour 8

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Formid’Alpes

Road trip automnal entre Chartreuse et Vercors
Jour 8 – 10 Novembre 2018 – 844,1 km
Jour 8

Jour 8

Du Mont Revard à Chambéry

844,1 km

Suggestion d’accompagnement sonore :

Eddie « Guitar » Burns – I’m Going, But I’ll Be Back
(Big Bear Records – 1975)

Bluesmen polyvalent, doué, multi-instrumentiste et pourtant méconnu, Eddie « Guitar » Burns résume en un seul titre le sentiment que nous laissa ce petit road trip entre Savoie et Vercors

Est-ce la proximité visuelle de la chaîne des Alpes ou du Mont-Blanc ou tout simplement l’altitude du Mont Revard, toujours est-il que la nuit fût fraîche, très fraîche. Au réveil, la buée de nos respirations remplit l’habitacle du van et s’extirper des draps devient une mission que nous acceptons un peu à reculons.

Plus fraîche que la nuit sur les hauteurs de Vassieux-en-Vercors, nous en sommes convaincus et cette impression est renforcée par le fait que le van, toute la nuit, dansa sur le rythme endiablé d’un vent d’altitude.

Contrairement à ce que je redoutais, pas de bruit pendant la nuit, quelques allers et retours de voitures mais rien qui ne nuit à la profondeur de notre sommeil, si ce n’est peut-être au petit matin, une voiture garée à quelques petits mètres de nous, où un couple décida de manière incongrue de nous rejouer la fameuse scène de Titanic. Celle-là même qui se déroule également à l’intérieur d’une voiture.

Mont Revard
(1 538 m)

Ajouté à cela, un petit ballet de jeunes en sortie de boite, venus admirer les prémices du lever de soleil. Faut dire que la vue en vaut le détour. Face à nous le Mont Blanc, le massif de Belledonne et des Bauges qui doucement s’embrasent dans des tons doux et pastels de rose, d’orange et d’un bleu violacé qui vaut bien que l’on repousse de quelques minutes, de quelques heures, le moment d’une nuit réparatrice.

Je décide de sortir prendre la température et bien mal (ou grand bien c’est selon) m’en prend puisque certes j’hume un air frais à pleins poumons mais je déguste également des rafales assez violentes qui, instantanément, me rougissent le nez et les oreilles.

Je pousse jusqu’à la passerelle panoramique ou encore une fois la vue est dingue. Des tons gris bleutés, d’une vallée de Chambéry et d’Aix-les-Bains encore dans l’expiration de la nuit. Des petites touches de rose çà et là, déposées par un peintre inspiré. Je reste figé devant ce spectacle d’où émergent de la brume à la fois le Mollard Nord et la fameuse Dent du Chat.

En face de nous, bien que je l’évoque plus haut, nous ne le comprendrons que plus tard dans la matinée, on distingue le Mont Blanc que l’on avait à peine imaginé en arrivant hier soir tard. Rendez-vous compte, pour notre dernière vue, une chambre en prise directe avec le plus haut sommet d’Europe occidentale, qui pourrait rêver mieux ?

Ce matin, pas besoin de se presser, à peine 40 km nous séparent de Chambéry et quand en plus vient le dernier jour commence la longue phase, sans doute la moins fun, de rangement / nettoyage. On termine les stocks de bouffe, tout du moins ce que l’on peut terminer, on commence à trier, rassembler, organiser, astiquer ce qui nous prend un bon petit bout de temps. Tout ça s’effectue tout en en observant du coin de l’œil, trois jeunes parapentistes venus défier Eole, et qui passeront 99% de leur temps à s’empêtrer dans leurs voiles et à…se casser la gueule.

Résultat après une heure de faux départs et de gamelles plus ou moins sérieuses ils se décideront à changer de spot.

Nous retournons faire une petite balade, nous faisons un passage devant la webcam, je passe un coup de bigot à ma mère que je dérange en plein petit déjeuner, le nez dans son bol de thé et ses tartoches pour que – tradition à chaque voyage – elle puisse voir que son fils adoré et chéri (j’en fais trop ?) est en bonne santé et bien vivant.

Pendant ce temps, tout un petit monde défile. Des petits vieux venus admirer la vue, un couple de camping-caristes en goguette, des chiens en promenade mais mon trio préféré reste le suivant : Une monitrice d’auto-école à faire grimper la route du Revard à ses élèves (courbes, chicanes, rétrogradage, frein moteur,…) et une fois arrivés en-haut, décide de faire une pause pour faire profiter de la vue à ses élèves, sans doute pour leur faire reprendre des couleurs après cette ascension stressante.

On ne pourrait rêver mieux comme monitrice, ni comme paysage pour apprendre. Qu’elles furent tristes les avenues de Gennevilliers que côtoient bon nombre de candidats parisiens au permis de conduire.

Nous apprenons, ou tout du moins essayons, de retenir la liste des sommets que l’on découvre bien expliqués via des panneaux de verre transparent qui embrassent la vue dans un complet 360°. D’où nous sommes, on peut aussi bien voir : Le Massif du Mont Blanc, celui de Belledonne, des Bauges, du Vercors, de la Chartreuse et même celui du Jura. Un panneau bien utile pour réviser ses lointains cours de géographie et qui nous donne surtout envie de continuer de fouiller et d’explorer cette région dont je pense être secrètement tombé amoureux.

Nous redescendons la route du belvédère et ayant repéré une aire de service, en profitons pour vider les eaux grises et reprenons la descente sur Aix-les-Bains.

A partir de là, il n’y a plus grand-chose à dire, si ce n’est que de voir tout ce petit monde faire son jogging, de l’aviron ou du vélo le long des rives du lac du Bourget donne décidément beaucoup d’attrait à cette région. Plutôt chouette comme lieu pour faire son sport du week-end.

Nous nous paumons salement dans la zone commerciale, le stress grimpe d’un coup du coup la situation devient assez…explosive et finalement après 42 détours, nous trouvons enfin l’accès à la station nous permettant à la fois de faire le plein, de nettoyer un peu l’intérieur du van en profondeur, effaçant les traces de notre semaine de boue automnale et à l’extérieur des routes secondaires gravillonnées et autres bivouacs humides.

Dernier tour, dernier tour de clé, dernier claquage de porte et nous voilà déposés par Thibault de WeVan au pied de la gare. Un petit tour dans la ville de Chambéry, chargés comme des baudets où nous croisons tous les régiments de chasseurs alpins et autres légionnaires (situation incongrue de voir un Burger King réquisitionné par les képis blancs !) venus parader pour le centenaire de l’Armistice de 1918.

Nous nous trouvons un resto, où l’on mange dehors ne voulant pas déranger avec tout notre barda. Après une semaine sans douche à proprement parlé, on se sent légèrement pouilleux et dénotons grandement, surtout en milieu urbain.

Dehors il fait frais, être immobile rend nos corps froids que l’on tente vainement de réchauffer avec nos 2h d’attente avant l’arrivée de notre train.

Une fois dedans, nous digérons, nous somnolons, bouquinons, comme à chaque fois, dans chacun de nos esprits, dans nos têtes à tous les deux, les diapositives de notre voyage défilent avec une seule idée en tête : l’envie d’y revenir.

La vidéo :

2 Commentaires
  • Anne
    Posted at 12:05h, 15 juillet Répondre

    Qui a gagné au scrabble ???

    • retourdumonde
      Posted at 12:32h, 15 juillet Répondre

      Hahaha, il ne faut pas le dire mais il me semble que j’ai gagné plus de fois que Cécile, mais chuuuuuut 😉

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