Prélude d'été à Ostende - Retour du Monde - Le blog
Juste avant l'été, pour fuir un Paris surchauffé, on a décidé de faire quelques kilomètres et d'aller passer un week end entre amies à Ostende.
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Prélude d’été à Ostende

Prélude d’été à Ostende

Sur un coup de tête, je l’ai emmenée à Ostende, pour découvrir encore plus ses racines, pour se dépayser le temps d’un week-end, mais aussi pour aller voir cette plage du Nord de la Belgique, rendue fameuse par le roi belge Léopold II mais surtout par Marvin Gaye.

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On ne peut pas voyager avec tous ses amis. Je veux dire par là qu’on n’a pas tous la même philosophie de voyage. Cette phrase mériterait un article à elle toute seule mais ce ne sera pas pour aujourd’hui. Dans cet article, je vais pourtant parler d’amitié, d’une copine qui est depuis longtemps une partenaire de voyage.

Avec Alice, on a commencé à 14 ans, avec le classique et sempiternel échange linguistique. Avec notre lycée, l’échange se déroulait avec un « Gymnasium » (l’équivalent du lycée en allemand) de Timmendorfer Strand, à côté de Lübeck, dans le nord de l’Allemagne.

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Puis ensuite, on est parties, 2 étés de suite, dans la campagne anglaise, pour améliorer notre maîtrise de la langue de Shakespeare, à aller acheter des clopes en douce, et les fumer sur le terrain de cricket, entourées de paquets de bonbons vides.

Puis un peu avant 18 ans, on se fait une folie, on part à Bruxelles, pour aller voir d’ailleurs un belge rencontré en Angleterre (vous suivez toujours ?). Cette copine aussi est belge, elle me fait découvrir la bière, dans un petit bar sur la Grand Place.

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Puis on s’est éloignées, moi peut-être plus qu’elle. Mais quand on se retrouvait, rien n’avait bougé. C’est ce qu’on appelle l’amitié : ne pas se voir pendant longtemps et se revoir, comme si de rien n’était. Elle est partie l’année dernière, au long cours, en van, faire un bout de la route de la soie. Depuis, on partage cela, en plus du reste : le besoin d’évasion, et le voyage en général.

Bientôt, elle va devenir mère, et une autre vie va s’en découler. Alors nous avons fait encore une folie, pour son anniversaire je l’ai de nouveau emmené en Belgique, car je n’y suis allée qu’avec elle. C’était presque l’été, alors direction la mer, on était parties pour Ostende.

Samedi 13 juin. Paris est un peu écrasé sous une chaleur polluée. Les trois heures de route vers Ostende passent vite, très vite même. On rattrape le temps, on parle, on discute, on rit. Puis, on arrive en Belgique, l’autoroute trace et file droit vers le Nord, vers la mer.

Les immeubles modernes nous accueillent à l’entrée de la ville, avant d’arriver au casino. Puis on longe la plage, le Minolta en main. On a presque l’impression de sortir d’Ostende lorsque nous arrivons au Thermae Palace. Il est le reliquat de la glorieuse époque des « bains de mer« , des années 30 : le roi Léopold II ayant exprimé le souhait de voir en la ville d’Ostende une station thermale.

Nous sommes dans une autre époque, nous sommes revenues des années en arrière dans cet énorme hôtel, avec ses grandes galeries qui donnent sur la plage et son ciment extérieur abîmé par l’air marin.

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On continue la promenade, on longe la mer. Le vent est tellement fort qu’il cingle nos mollets dénudés. Ça ravive. Il nous pousse vers le centre-ville, slalomant entre poussettes et personnes âgées pas toujours bien assurées.

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On le sent, l’été arrive, mais ce n’est pas encore une ambiance de bord de mer totalement familiale, la saison démarre doucement, les styles et les âges se mélangent, les vacances sont bientôt là. Pourtant, les enfants se précipitent déjà sur les glaces et les gaufres, dégoulinantes de chocolat. Les styles et les âges se mélangent aussi autour de nous : entre les immeubles et les calèches qui baladent les amoureux, on a parfois l’impression d’être revenu au début du siècle. Sur la promenade du front de mer, le troisième âge profite des premiers rayons du soleil. Comme pour m’empêcher de les capturer, le vent me joue des tours et fait balader mes cheveux devant l’objectif.

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Et puis, le vent nous pousse tellement fort qu’on arrive à la gare sans s’en rendre compte, après 2h de marche. Il y a aussi cette grande roue posée là, à côté du rond-point. C’est la fin de l’après midi, le tramway côtier nous ramènera.

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Ostende, entre tes immeubles modernes et tes maisons art déco, le centenaire tramway de la côte belge, et tes barres d’immeuble, tu m’as dérouté, tu m’as dépaysé. Cette armature en fer, en face de l’hôtel m’a aussi intriguée tout le week end : reliquat des années 30 ? Un panneau qui ne sert que l’été ? Je n’aurai la réponse qu’en rentrant, décevante : il s’agit d’une œuvre de l’artiste belge Kris Martin intitulée « Altar« , reproduisant le cadre en métal de « L’Agneau mystique » des frères Van Eyck. Je m’attendais à une anecdote historique, sans doute.

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Ostende, je t’ai découverte pendant un trop court week-end ensoleillé. Tu m’intrigues et comme tu le sais, je suis un peu givrée alors attends-moi car en hiver, je reviendrai te photographier.

Suggestion d’accompagnement sonore :

Comme illustration sonore, je me devais de vous faire écouter un peu de flamand, capté sur la radio locale, en arrivant à Ostende.

 

 


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